2016
21
juil

Les étudiants en mauvaise santéComme tous les ans, la SMEREP dévoile les résultats de son enquête « Santé des étudiants & des lycéens », résultat d’un sondage mené auprès de près de 2 000 personnes concernées. Les conclusions sont assez alarmantes.

10 % des lycéens et 10 % des étudiants se considèrent en mauvaise santé. Tel est le premier chiffre inquiétant révélé par l’enquête de la SMEREP. Ils sont aussi nombreux à pratiquer l’automédication (38 % chez les étudiants et 45 % chez les lycéens), sans doute en partie parce qu’ils estiment que le médecin coûte trop cher (20 % des étudiants en Ile-de-France).

Le stress, élément perturbateur

De nombreux problèmes de santé peuvent, selon les sondés, être attribués au stress. 38 % des étudiants estiment en souffrir tellement qu’il perturbe leur vie quotidienne, et 10 % prennent des antidépresseurs, anxiolytiques, ou autre médicaments contre le stress. Du côté des lycéens, les deux tiers dorment mal à cause de leurs études. Un tiers dort même moins de six heures par nuit.

Sexe, tabac et grignotage : les facteurs aggravants

Les repas malsains et le grignotage n’aident pas. Ainsi, 20 % des étudiants ne font pas attention à leur alimentation, et parmi la totalité des personnes interrogées, plus de 90 % avouent grignoter à outrance, soit pour compenser, soit simplement par gourmandise. Les rapports sexuels peuvent également comporter des risques, considérant que 40 % des lycéens ne portent pas forcément de préservatif et que 73 % ne se font pas dépister lorsqu’ils changent de partenaire. Un manque de précaution qui s’explique en partie par de fausses idées, puisque 10 % des étudiants et 15 % des lycéens pensent par exemple qu’il est possible de guérir du sida. L’étude se penche aussi sur la consommation d’alcool et de tabac. A classer dans les chiffres alarmants : parmi les 60 % de lycéens qui ont déjà bu de l’alcool, 16 % peuvent en éprouver une certaine addiction.