2016
10
juin

Le séjour à l'étranger, un plus pour l'insertion professionnelle

Une étude du Cereq et de l’Observatoire Erasmus + révèle que les jeunes partis à l’étranger pendant leurs études trouvent un emploi plus facilement que les autres.

Qu’ils soient partis pour un stage, pour un échange universitaire, ou simplement pour les loisirs, les quelques 30 % de jeunes diplômés en 2010 qui avaient séjourné à l’étranger pendant leur cursus ont décroché leur premier poste plus facilement que leurs congénères. C’est la conclusion de l’Observatoire Erasmus + dans son enquête Génération 2010 en partenariat avec le Cereq, publiée fin mai. Un premier poste qui est aussi plus rémunérateur. Ainsi, il aura fallu aux voyageurs 2,9 mois en moyenne une fois leur diplôme en poche pour signer un premier contrat à 1 480 euros net par mois, contre un salaire de 1 200 euros et des recherches de 4,6 mois pour les autres.

Des disparités selon le diplôme

Des chiffres à considérer avec prudence toutefois, puisque tout le monde n’est pas égal devant les possibilités de départ. Parmi les personnes interrogées, 72 % des jeunes issus d’école de commerce et d’ingénieurs ont eu l’occasion de visiter, étudier ou travailler dans un autre pays, contre seulement 24 % des étudiants en lettres, sciences humaines, gestion et droit et 9 % des titulaires d’un bac technologique tertiaire par exemple. Le niveau et le type de diplôme peuvent donc aussi avoir influencé la facilité d’insertion professionnelle. Reste qu’un séjour à l’étranger est un argument apprécié des recruteurs, puisqu’il dénote une certaine autonomie et une curiosité d’esprit, en plus de la possibilité de pratiquer une langue étrangère.